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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 18:15



Modigliani.jpg

J’aimais un écrivain

Et j’ai perdu mes nuits

A me pencher sur lui.

 

A rêver en silence le cœur dans la lune

Bercée par sa plume qui courrait en cadence.

 

Je conservais comme un trésor

Tous les mots doux qu’il m’envoyait

Qui comptaient plus que des bijoux

Mais je voyais d’un air jaloux

Cette fille en papier

Que je semblais être pour lui,

Etre pour lui.

 

J’aimais un musicien

Et j’ai perdu mes nuits

A me pencher sur lui.

 

A rêver en musique le cœur dans la lune

Balancée par des sons qui courraient en cadence.

 

Je conservais comme un trésor

Toutes les fugues qu’il m’offrait 

Qui comptaient plus que des mots doux

Mais j’écoutais d’un air jaloux

Cette fille en portée

Que je semblais être pour lui

Etre pour lui.

 

J’aimais un peintre aussi

Et j’ai perdu mes nuits

A me pencher sur lui.

 

A rêver d’aquarelles le cœur dans la lune

Tourmentée de couleurs qui couraient en cadence.

 

Je conservais comme un trésor

Les croquis coquins qu’il m’offrait

Qui comptaient plus que des froufrous

Mais je voyais d’un air jaloux

Cette fille figée

Que je semblais être pour lui,

Pour lui.

 

Je les ai tous aimé

Et j’ai perdu mes nuits

A me pencher sur eux.

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Published by Yiannis Lhermet et tableau de Modigliani - dans Musiques
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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 18:03

Egon_Schiele.jpg

 

 

Mes yeux étaient plus noirs que leurs plus sombres nuits

Et mes jambes plus douces que leurs draps de soie

Quand mes doigts sur leur front épongeaient la sueur

Mes lèvres apaisaient leurs élans destructeurs.

 

C’est vrai qu’ils m’aimaient pour mon corps,

Et puis après

A chaque étreinte

Je sentais sur mon sein

Battre leur cœur en rythme avec le mien.

 

Sur l’oreiller chacun me confiaient ses rêves

Ils s’oubliaient comme le bateau sur la grève

Après l’amour pourtant ils avaient l’air si triste

Que l’enfant qu’ils étaient laissait place à l’artiste.

 

C’est vrai qu’ils m’aimaient pour mon corps

Et puis après,

A chaque étreinte

Je sentais sur mon sein

Battre leur cœur en rythme avec le mien.

.

Nos vies étaient liées par une chose étrange

Comme l’est le pinceau avec le chevalet

La plume à l’encrier, le violon à l’archet

Comme l’est l’éphémère avec l’éternité.

 

C’est vrai qu’ils m’aimaient pour mon corps

Et puis après,

A chaque étreinte

Je sentais sur mon sein

Battre leur cœur en rythme avec le mien.

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Published by Yiannis Lhermet et Schiele - dans Musiques
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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 18:00


munch.jpg



Hélas ! Quand est venu l’automne de ma vie

Il ne me restait plus qu’une mince illusion

Pour éveiller  ce corps et ce cœur endormis :

Frêles témoins de mes anciennes passions.

 

Etant jeune autrefois j’avais couru après

Le grand Amour et par trois fois j’avais aimé,

A perdre haleine par trois fois j’avais pleuré

Je confondais rires et larmes désormais.

 

La nuit au plus profond de moi un vide immense

Peu à peu insidieusement m’envahissait

Etrangement seule j’entendais le passé

Bavard me parler à voix basse sans nuances.

 

Il me semblait que l’art pourrait cicatriser

Ces fantômes confus qui en moi grandissaient

Je voulais créer pour enfin exorciser

Ces êtres fantastiques qui m’apparaissaient.

 

De timides sanglots comprimaient ma poitrine

Où mes amours d’alors venaient se reposer

Naïve je voulais sur le papier poser

Ces mots miroirs de mes sensations orphelines.

 

Pourtant je pensais que je ne saurais écrire,

Ni peindre à peine savais-je chanter

Il est cruel pour un être de pouvoir dire

Aux autres ce que son cœur chuchote en secret.

 

Hélas quand est venu l’automne de ma vie

Mes souvenirs étaient condamnés à l’oubli

Ma jeunesse mourrait doucement en silence

Petite fleur perdue dans un jardin de ronces.

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Published by Yiannis Lhermet et tableau de Munch - dans Musiques
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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 17:00
picasso3.jpg

 

 

 

Dans la nuit froide aux vagues souvenirs

Je ranime parfois mes vieux démons

Mes amours pourraient ils s’évanouir

Et m’arracher à ce sombre limon ?

 

Mes romances anciennes semblent lâches,

Mes réminiscences ont ce parfum

Des tableaux d’autrefois peint à la gouache

D’où s’exhale un monde pour moi défunt.

 

Quand cette étrange musique s’élève

Parmi les ombres du passé désertes

Que reste t-il à peine un triste rêve,

De ce temps où la vie m’était offerte.

 

Il me reste bien de beaux vers aux lèvres,

Ces mots fanés murmurés en silence

Apaisent souvent mes paupières mièvres

Qui s’emballent quand mon cœur dit prudence.

 

Mais mon coeur un jour aura oublié

Les heures grises, les folies, les pleurs,

Et la nuit et ceux qui l’ont fait plié

Alors il s’ouvrira comme une fleur.

 

Sous les doigts délicats d’un promeneur

Je dirai pourrai-je aimer à nouveau

Et pourrai-je encore croire au bonheur,

Aux rires frères aînés des sanglots ?

 

Dans la nuit froide aux vagues souvenirs

Je ranime parfois mes vieux démons

Mes amours pourraient ils s’évanouir

Et m’arracher à ce sombre limon ?

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Published by Yiannis Lhermet et tableau de Picasso - dans Musiques
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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 09:06

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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 20:07

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