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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 21:08




Elle vit de vertiges.

Suspendue

Comme une longue tige

Aux nues !

Artiste,

Elle écrit quelques textes

Lyriques,

Prétextes,

Mélanges d’amour et de sexe !

Elle se dit originale,

En proie

Aux élucubrations vénales

Et croit

Etre une femme libre

Sans port

En traitant la masse virile

De porcs !

Elle mélange volontiers

Les noms

Liberté, sexualité

Et son

Verbe sonne parfois

Original

Quand elle mêle orgasme et voie

Vaginale.

Pourtant, ses monologues n’ont rien

De très nouveau ;

Même quand elle en vient

A parler du clito.

Elle voudrait assassiner tous les tabous

Comme en son temps Clio…

Allons ! A chacun son ragoût.

Elle  fait sa petite vaisselle

Dans sa cuvette féministe…

Je suis artiste

Dit-elle

Et c’est bien pour cette raison

Qu’elle ne se rase plus

Sous les aisselles.

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Published by Yiannis Lhermet (Texte) Vince.de (Visuel) - dans A ceux qui n'ont rien dit
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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 10:15




Deux mille huit sonne comme un renoncement…

Tu goberas demain et ma joie et ma peine

Quand nos destins fatals s’en iront doucement

S’éclipsant l’un de l’autre en une étreinte blême.

 

La tristesse s’attire et l’union de deux êtres,

Parfois n’est qu’un mensonge quoi qu’ils en laissent paraître...

Un effet de miroir où chacun débroussaille

Dans un vague reflet le passé qui l’assaille

 

Oui ce n’est que cela le soi-disant amour :

Trouver un peu de soi dans celles qui nous entourent !

 

Mais je n’ai jamais bien compris, moi, ce besoin d’ivresse,

De ne plus être soi, de s’oublier en somme,

De lentement se fondre sous une caresse,

De renoncer souvent à ce qui fait de nous des hommes.

 

Les élans les plus purs sont de pâles squelettes

Que la vie redondante assomme à l’aveuglette

Et ceux qui ont aimé ont l’œil fier et fragile

Les mains fanées, le corps cassé, le cœur humide.

 

Ils oscillent entre l’amour et l’amertume.

De leur être s’élève une offense insensée,

Tu les verras pleurer pour rien, un simple rhume

Ou chanter à voix basse des airs surannés.

 

Quelles infirmités les poussent à fouiller

Leur passé poussiéreux, à vivre d’espérances ?   

Ils se disent humiliés et la lèvre mouillée

Ils vont, viennent et se saoulent de leurs errances.

 

Mais moi je ne suis pas de ceux qui renoncent facilement

Tu goberas demain, et ma joie et ma peine

Quand nos destins fatals s’en iront promptement

Se fondre l’un à l’autre en une étreinte blême.

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Published by Yiannis Lhermet - dans A ceux qui n'ont rien dit
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