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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 12:42



Le soleil d’hiver musarde au hasard dans les ruelles criardes bordant le petit marché de noël du Centre-ville. Quelques rayons se reflètent sur les pancartes mauves des soldes fabuleuses, exceptionnelles allant parfois jusqu’à moins 70 %.

Il doit être dix-huit heures passées, puisque la rue est prise d’assaut par toute une cohorte d’enfants alertes.

Certains, satisfaisant leur gourmandise en croquant à pleine dent dans des barres de chocolat ou des chaussons aux pommes, d’autres, subissant les premières foudres de la frustration et se contentant de lorgner dans les vitrines.

Sur ton vélo tu ironises, songeant au livre que tu viens de finir, roman bobo, simpliste, si naïvement manichéen, rien que le titre t’agace : « Comment je suis devenu idiot » d’un certain Martin Page.

Chaque paragraphe débute par une description sommaire comme celle que je viens d’esquisser, s’ornant d’inductions idéologiques, l’auteur se dirigeant peu à peu comme un automate, quoi qu’il s’en défende, vers une critique enfantine et résolument moralisante de notre société.

Sur ton vélo, fendant la foule, tu t’amuses à te mettre dans la peau du personnage.

Tu es là, toi, l’homme cultivé, l’écrivain, que dis-je, l’être pensant et tu portes en toi tes contradictions, tes limites, ta sensibilité… Tout autour, l’apparente débilité du monde en mouvement. Car il est bien question de cela dans ce livre qui dépeint, l’impossibilité d’un être supérieur, Antoine, à s’accoquiner avec la société de ses contemporains.

Tu sais que chaque ligne est un mensonge. Pourtant, il est aisé de tomber dans le panneau. Tu te tortures l’esprit assez froidement. Comment croire que tous ces gens en apparence heureux et souriants se livrent au même exercice que toi, comment croire que dans la souffrance on n’est pas exceptionnel.

Tu te dis qu’ils n’ont pas l’air aussi préoccupés que toi, qu’ils se dirigent alertes vers un endroit agréable, portant sous le bras des paquets marqués, Celio, Kookaï, la Fnac et autres Galeries Lafayette. C’est facile, Monsieur Page de réduire les êtres à leurs apparences, et puis ça rassure tellement, qui sont-ils alors ces gens, des idiots, des consommateurs, des victimes du système, à la personnalité réduite en bouillie par la télévision et les pubs. Comme Page, ce soir tu ne cherches pas plus loin. Quand on est triste on devient mauvais et on se croit tellement différent qu’on se targue d’appartenir à la minorité pensante, celle qui souffre de sa lucidité.

Mais rien n’est vrai. Peu importe cette ville, les passants… la description que j’en fait. Saisir les autres n’est pas possible, ils s’esquivent et on tombe toujours dans des clichés.

La description est inutile.

Inutile car si tu es sur ton vélo, si tout tambourine autour de toi, au fond, tu n’y fais pas attention.

Tu penses à elle.

A Milena…

Tu en veux aux autres…

Tu leur en veux et tu rejettes sur le monde, sur eux, la cause de tes échecs.

Comme dans le livre…

Antoine… Le héros.

Petit con !

Diplômé, universitaire, il n’est même pas capable de se dégoter un job ! Et monsieur considère que ce n’est pas à lui à s’adapter mais au sale monde de ne pas corner sa sensibilité.

Tu lui ressembles à cet Antoine…

Il est des jours où tu fonces droit dans le vide. Ca te prend comme ça, ça monte en toi insidieusement… Tu ressens l’inutile, l’inconsistance des choses, des actes… Les êtres fourmillant autour de toi te donnent le vertige.

Parfois, traversant la rue, ton walkman sur les oreilles, certains te font penser à de grotesques marionnettes, tu craches sur leur bonheur supposé, tout en rongeant l’os dégueulasse des blessures passées.

Alors, pour faire taire ce vacarme malsain, ces jours là, tu entres dans un bar.

Le rade est plein de monde et tu y traînes ta solitude. Tes compagnons t’accueillent sans te regarder. Là bas, il suffit de payer un verre à quelques types pour engager une conversation.

La plupart portent à toute heure de la journée le masque de l’alcool, la trogne rouge, le bide enflé, les yeux humides, l’haleine forte, les cheveux en bataille… les habits froissés de fumée.

Ils sont là, immobiles, gesticulant, debout derrière le comptoir. Ca parle fort avec des gestes, ça se tutoie et ça critique tout… n’importe quoi…

D’autres sont enfoncés dans un fauteuil en salle, seuls et déboussolés.

Tu aimes cette atmosphère virile et désabusée, ici se saouler est un lieu commun.

Tu entres.

Tu te fonds dans un petit groupe de peintres en bâtiment qui sirotent quelques Ricard. Chacun de ces gaillards est là pour une bonne raison, chacun croit ici se délester de quelque chose. Ils parlent … se livrent, se racontent, se vident...

Certains semblent par leur histoire s’excuser, justifier leur état, leur alcoolisme. Entre les lignes perce une impossibilité de réaction face à ce que la vie leur à mis dans la gueule. Ils ne s’apitoient pas souvent sur leur sort. Ils trouvent ça presque normal d’avoir perdu leur job, leur femme ou autre chose, ils ont conscience de leur renoncement, mais sans force, ils ne peuvent rien faire, et restent là, hébétés à se détruire sans regret.

Tu bois et tu écoutes.

Tu écoutes et tu bois…

Deux types discutent dans un coin…

C’est toujours les mêmes écueils, les femmes, l’argent, les deux à la fois souvent, la politique, La France !

Ils parlent…

Le petit chauve insulte le destin, tout lui est tombé dessus soudain, divorce, saisie de la maison… C’est tellement cliché d’entendre ça qu’on n’y fait même plus attention, mais écouter l’histoire de la bouche de celui qui l’a vécu c’est autre chose, comme voir un enfant mourir de faim ça vous fais prendre conscience de la tragédie. A force de s’en prendre dans la gueule, le roseau s‘est fendu, le petit chauve a jeté l’éponge, s’est fait une raison, depuis il vient ici après sa tournée à la poste. Il arrive vers midi et n’en repart pas avant quinze heures, parfois il reste jusqu’à la fermeture...

Certains soirs ils se mettent à deux ou trois pour lui prendre ses clés. Le petit chauve, lui, insulte le patron. Puis il s’en va à pied pour monter dans le dernier bus.

Mais bon…

Tous les hommes qui viennent ici ne sont pas forcément paumés, l’ambiance est plutôt conviviale et certains ne viennent que pour respirer une bouffé virile avant le repas en famille.

Reviens !

Ce soir là il est 18 heures et les enfants… Tu penses au roman de Page… Quel con cet Antoine…

Ce soir là tu n’entres pas dans un bar, tu portes ta peine et tu ne veux pas t’en défaire.

D’ailleurs, depuis que Milena est partie voilà quelques mois que tu n’y as pas remis les pieds.

As-tu changé ?

C’est autre chose…

Bien sûr que tu perds pied aussi souvent qu’avant, mais c’est ta façon de te soigner qui a changé.

Tu ne veux plus mourir… de cette petite mort salvatrice qu’est l’alcool.

Et puis, maintenant que tu as un job, tu n’as plus le temps de mourir !

 

Ce soir tu ne te sens pas bien mais tu as du boulot. Tu dois couvrir pour le Journal la prestation d’une chorale dans une église.

Quelque chose monte en toi… tu cherches des ressources pour affronter calmement ce sentiment, peut-être le comprendre, sinon, du moins, le supporter.

Tu penses à ce lieu commun que te rabâchent des amis :

_ Il faut te changer les idées !

Quand tu es triste tu trouves ça stupide. Stupide ! Puisqu’ impalpable à ton entendement.

Tu sais qu’ils ont raison…

Se décentrer de soi, déceler une image positive, humaine, permet, ça ne tient qu’à un fil, d’aller mieux un instant, de reprendre des forces, d’être sauvé alors que d’un œil sombre tu t’attaches à croquer dans un paysage urbain seulement ce qui est méprisable… Dans la tonalité de ta peine pour lui donner un sens.

Tu ne réfléchis plus, il faut y aller ! Tu entres dans l’église.

L’église…ce lieu idéologiquement condamné par la morale laïque, tu entres dans l’église et tout d’un coup tu te sens plus calme, apaisé, dépaysé.

Seul lieu ou le silence est respecté. Les colonnes hautes de 30 mètres renvoient sur les plafonds peints de visages angéliques, une musique réconfortante, l’église…

Seule sortie du dimanche, seul lien social parfois pour quelques vieux qui vont à la messe comme l’on va au théâtre où au cinéma.

Tu entres dans l’église mais tu ne cherches pas ici la paix de l’âme, ni la foi du croyant encore moins l’asile du condamné, mais parce que depuis quelques temps c’est ton job de journaliste.

A ce moment tu as en tête de boucler rapidement ton article.

Quelques chansons… une photo et hop chez toi ! 

Les pages locales c’est toujours un peu le même tralala. Prendre la photo d’assez près pour que les gens se reconnaissent mais d’assez loin pour en avoir le maximum dessus… Ecrire quelques lignes avec le nom de la chorale, du chef de chœur… égrener quelques titres, placer les bons adjectifs au bon moment et soigner sa conclusion.

Des piges pour un journal local…

Il suffit d’un rien pour aller mieux, se sentir utile ça suffit parfois.

Comme tes premiers vers, tes premiers articles ont le charme de la nouveauté, chacun d’eux te semble important.

Qu’importe qu’ils le soient, tu te sens bien.

Tu ne veux plus te détruire.

Mais tu sais que demain il te faudra plus que cela pour te satisfaire.

Pourtant…

Il te semble que tu empruntes un nouveau chemin, ce n’est pas celui de la renommée, ni de la publication soudaine qui viendra te sauver… Et puis tu le sais maintenant il te faut avancer très doucement, comme un plongeur en apnée qui franchit des paliers, pour descendre dans les profondeurs troubles.

Ce ne sont  pas les évènements qui te font changer mais c’est en changeant au fond de toi que tu regardes les évènements.

Des étapes sans lesquelles rien ne se fait : premier papier signé, première interview, première enquête… les pas de géants n’existent pas, et personne n’arrive quelque part par hasard !

Le concert n’a pas commencé.

La présidente de l’association t’as donné un programme, tu l’as interviewée pour prendre tes infos auprès d’elle, à la fin tu lui as dis :

_ Que souhaitez-vous que je mette en avant dans mon article ?

Elle t’a dit quelques phrases et tu as largement de quoi écrire… il manque juste la photo et, sans voir le spectacle, tu pourrais partir. 

Tu t’assois sur un banc au premier rang, déballe ton appareil photo prêt à flasher pour t’esquiver ensuite à pas de loup.

Ils sont en retard.

Tu repenses à tout ça.

Il t’apparait que chaque chose qui a de la valeur ne s’obtient jamais sans combattre, qu’il faut suer sans rien attendre d’autre qu’un pas minuscule vers notre idéal. On ne peut s’installer en haut d’un rêve de manière durable si l’on n’a pas vaincu nos épouvantails en chemin. Tu as une pitié infinie pour ces starlettes papillons de nuit. Soudain dans la lumière alors qu’elles ne sont que de simples chrysalides. Un mois, un an, le temps leur est compté avant qu’elles ne se brûlent et retombent brisées, vidées, dans l’anonymat, portant désormais sur leurs lèvres le goût amer d’une gloire éphémère et  sur leur visage cerné, l’image d’une potiche sans cervelle.

Le roman de Page revient te saisir.

Antoine…

Il décide tout à coup de devenir idiot, de devenir ce consommateur imbécile, caricaturé qui n’existe pas, il devient Trader, et gagne des millions, il se flagelle dans un style de vie qui ne lui convient pas, pour ensuite être sauvé lors d’une séance de spiritisme par ses amis et bien sûr en bonne conclusion : de rencontrer Clémence, une fille qui lui ressemble!

L’amour muse, banal, imaginaire, l’amour fantasmatique rabâché depuis les premiers livres des Chrétiens de Troie. Tu méprises cet Antoine, noir et blanc, si orgueilleux… Il refuse les concessions...

Ce Page si manichéen t’agace… Il est là, jugeant de sa tour d’ivoire des mondes qu’il ne connaît pas, où qu’il découvre sans doute à travers de vagues études sociologiques ou encore des Voici politiques tels que L’Express, Le Nouvel Obs et Marianne.

Ce livre tu ne le supportes pas.

Enfin… Il te semble que tu as été bien souvent en face de ce choix : te consacrer totalement à la littérature ou la renier. Mais ce choix n’existe pas, c’est la contradiction d’un enfant, et accepter de passer par des compromis pour vivre de sa plume et plus que nécessaire, c’est cela être artiste.

Peu à peu les musiciens se sont mis en place…

C’est drôle d’être aussi lunatique…

D’aiguiser ta sensibilité de telle sorte que comme un paysage selon la saison, elle change de visage aussi rapidement.

Maintenant tu es presque bien,  tu n’envies plus personne ni ne jette un œil méprisant sur tout cela.

Les intentions seules comptent !

Peut-être que ce mauvais roman n’a d’autre volonté que d’être ludique ou choquant !

Comme dit Milena, tu réfléchis trop…

Tu te concentres maintenant sur le décor.

Sur les immenses vitraux multicolores se réfléchissent un mélange d’éclairages singuliers. Des spots lumineux taquinent des dizaines de bougies fièrement posées sur des candélabres en fer forgé qui jouent à celle qui se fera la plus remarquer.

Les voilà qui arrivent !

Un instant…

Ils se mettent à chanter…

Tout en toi s’immobilise, toutes tes mauvaises pensées se brisent contre ces cinquante petites voix aiguës et enfantines qui reprennent en chœur une chanson de Balavoine.

Ce sont des enfants et ils ont l’air sérieux, ils ne jouent pas. Leurs gestes, leur timbre aiguisé, la posture de leur corps menu, n’ont rien des attitudes scéniques travaillées des musiciens professionnels…

Ils sont juste eux-mêmes.

Sans trac, sans rien, ils croient à ce qu’ils chantent, le comprennent à leur façon, de manière sensitive plus que raisonnée. Ils s’y enroulent, sortent d’eux-mêmes, évacuent de leur petit esprits polis, sociabilisés ce qu’ils ont appris… Pour aller chercher quelque chose de plus profond, d’intimement lié à l’esquisse de leur personnalité et il te semble qu’ils se dévoilent sans pudeur, livrant au public une part de leur intimité.

Tu peux les juger avec ton œil des mauvais jours… ils peuvent paraître, certes, trop enthousiastes, en quelque sorte ridicules, la situation peut te sembler clichée, mais ils forment une entité harmonieuse, soudée…

Debout, bien au chaud au cœur de la chorale, la voix du plus timide s’affirme, portée par l’ensemble.

Sans idéologie sur l’art, cette myriade de petits être forme une seule individualité homogène et disparate, s’appropriant, réinvitant une chanson. Mais la contradiction n’es pas absente du chœur, au contraire elle est mise en avant, dans leur voix, leur apparence corporelle, la manière qu’ils ont d’entonner le début de phrases musicales…

Tout à coup tu as devant toi un idéal. De manière philosophique l’idéal après lequel court notre société sans y parvenir et que sans cesse on nous rabâche dans les médias.

_ « Et je cours, je me raccroche à la vie, je me saoule avec le bruit des corps qui m’entourent… »

Ces paroles de Balavoine résonnent sous les voûtes de l’église, portées par les 50 timbres aigus des enfants et ces 50 cœurs battants en rythme au gré des souffles d’une respiration commune te pénètrent et te touchent d’une manière que tu ne saurais expliquer.

Voilà l’art !

Voilà l’émotion que tu ressens parfois en écoutant Barbara, de la musique classique, en lisant Dostoïevski, Apollinaire ou quelques-uns de tes propres poèmes. Voilà que ton être profond s’anime, que tu vibres et envoie balader toutes tes rancœurs. 

La situation, le contexte, donnent une signification soudaine à ces paroles cent fois entendues mais qui entre les lèvres des jeunes choristes prennent une signification inédite.

Ils te transmettent quelque chose…

Voilà l’art.

Les notes lacèrent d’un coup sec tes humeurs négatives pour ne laisser place qu’à un tourbillon de pensées sereines.

Assis, tu te sens bien, tu voudrais qu’ils prolongent le morceau, tu deviens lyrique, ta vie semble reprendre un sens bercée par la chaude voix des enfants. Il faut y aller, lutter, en entrant tu étais à bout de force et comme ça, gratuitement, ingénument, ces marmots te font cadeau de la leur.

Sur le banc tu navigues au fil du temps, passé, présent et avenir se confondent pour ne former qu’un instant unique : celui que tu es en train de vivre.

Milena… Tes poèmes… Tout ira bien et si ça ne marche pas, tu ne te fais plus tellement de mauvais sang, tu iras doucement, tu feras ce qu’il faut.

L’amour et l’art sont ici en face de toi, dans la simplicité et dans ce qu’ils donnent au cœur en silence à chacun, sans qu’on ait besoin d’en faire des tonnes. Sans ce besoin de reconnaissance qui te ronge.

As-tu toujours considéré ta vocation de façon malsaine, comme une vengeance, comme le moyen de tout te pardonner. As-tu jamais crée que par égoïsme, pour te protéger, as-tu un jour apporté à quelqu’un par tes écrits ce réconfort que te procurent ces collégiens ?

Voilà que tu ramènes encore tout à toi au lieu de te laisser aller…

Mais déjà ils chantent un autre morceau, une chanson de Jean Ferrat…

La vie revient comme sur un électrocardiogramme, tu oscilles entres diverses émotions, raison, sensation… mais c’est foutu !

A présent les paroles trop mièvres t’agacent, il te semble que les enfants ne comprennent pas ce qu’ils chantent, ils y mettent trop d’intention, tu ne ressens plus rien.

Tu restes assis et tu t’accroches à autre chose, tu songes à Milena.

Tu voudrais qu’elle soit ici avec toi.

Milena…

Tu lui aurais parlé simplement, sans lui mentir, sans te cacher, sans états d’âme. Tu lui aurais parlé de vous, tu l’aurais consolée, tu l’aurais rassurée et tu te serais pendu à son cou. Blottis l’un contre l’autre vous auriez regardé le spectacle sans un mot mais avec la même émotion.

Et puis tu lui aurais raconté ton boulot, elle aurait été fière de toi, de celui que tu es devenu sans elle, ses grands yeux se seraient fermés parfois pour mieux ressentir la musique.

Ensuite vous auriez applaudi avec délicatesse, sans vous montrer trop enthousiastes.

Vers 10 heures vous seriez rentrés chez toi à vélo, roulant doucement, côte à côte et papotant de la prestation des choristes. Tu aurais critiqué un peu, quelque chose, tu ne sais pas trop quoi, un peu pour l’énerver.

Et moi je n’aurais rien écris, je n’aurais pas eu besoin d’écrire.

Tu lui aurais chuchoté tout ça à l’oreille avant de t’endormir !

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