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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 12:00



Milena…

Enfin, la voilà.

Milena.

Elle te semble encore aujourd’hui une chose vague, oui, une chose.

Ou plutôt une sensation.

Diffuse à ton entendement, mais pas une femme.

Milena tu l’as toujours modelée au fusain de ton imagination, sans vraiment la saisir.

Milena.

Tu la tiens là, en équilibre.

Et tu sens bien que tu peux basculer, soudain !

D’un côté ou de l’autre…

Il suffit d’un rien pour que tu aimes… que tu maudisses, comme il suffit d’un rien pour que tu sois sobre ou ivre.

Pourquoi Milena ?

Elle n’était rien pour toi avant de devenir pleinement Milena, avant de semer en toi ce qui avait un besoin farouche de vivre.

Je sais…

C’est parfois simplement la possibilité qu’il soit… qui le fait naître... Lui, l’amour, et puis aussi des circonstances… l’état du cœur et de l’esprit.

Rien d’autre ?

Tu refuses d’y croire. 

Et tous ces trucs  stupides ? 

Ces détails…

Son prénom d’abord, voilà peut-être ce qui fit basculer les choses.

Milena, belles sonorités qui s’élancent, chancellent, et s’enlacent…

Milena…

Tu n’avais jamais entendu ce prénom…

L’as-tu aimée un jour ou n’as tu aimé toujours que son absence ?

Ses yeux fuyant, son cœur cadenassé ?

As-tu aimé simplement l’idée d’être amoureux ?

Le vide de ta vie d’alors…

As-tu aimé qu’elle soit un temps inaccessible…

Milena n’est plus là.

L’a-t-elle été vraiment ? 

C’est toi, je crois.

Tu ne digères rien !  

Parle !

Les mots, eux, t’appartiennent.

Milena n’est plus là, d’accord !

Sa fuite n’a rien d’humiliant…

Tu n’as pas à te remettre en question. Fuir celui que tu es. Te rêver différent… Plus beau, plus grand, plus fort !

Tu n’as pas à réinventer les dialogues.

Les mots prononcés l’ont été, ils résonnent encore !

Très bien.

Qu’importe qu’ils aient été bons ou mauvais, tu y as mis à l’époque de l’intention, giflant du mieux que tu as pu son silence…

Elle a balbutié quelques excuses, rien n’y a fait.

Milena n’est plus là.

Au fond, elle ne t’a pas quitté, dis le toi bien souvent !

Elle ne t’a pas quitté !

Non !

Elle… s’est dirigée vers une vie qu’elle croit à même de la rendre heureuse. Milena veut de la stabilité.

Regarde toi !

Tu cours vers une vie rêvée !

Tu t’arrêtes, te retourne, fais un pas en arrière, avant de repartir de plus belle, plus loin, ailleurs…

Tu voudrais t’oublier, enfin.

Tu te protèges d’elle ! Autant qu’il le faut.

Allons…

Quoi que tu fasses,  tu ne combleras pas cette fêlure qui existe entre vous.

Cette fêlure qui parfois dans le flot d’ombres qui désormais entoure vos deux vies, laisse transparaître aux heures désœuvrées un rayon de lumière.

Un rayon de lumière…

Mais ça s’atténuera avec le temps !

Cela n’a rien d’inquiétant…

Ni de romanesque, d’ailleurs…

C’est si banal.

C’est comme ça… c’est tout.

Pourtant…

N’attend aucune aide de Milena !

Rien.

Fais le chemin tout seul, à reculons !

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Published by Arthur Vertou - dans Projections (roman)
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