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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 18:03

Egon_Schiele.jpg

 

 

Mes yeux étaient plus noirs que leurs plus sombres nuits

Et mes jambes plus douces que leurs draps de soie

Quand mes doigts sur leur front épongeaient la sueur

Mes lèvres apaisaient leurs élans destructeurs.

 

C’est vrai qu’ils m’aimaient pour mon corps,

Et puis après

A chaque étreinte

Je sentais sur mon sein

Battre leur cœur en rythme avec le mien.

 

Sur l’oreiller chacun me confiaient ses rêves

Ils s’oubliaient comme le bateau sur la grève

Après l’amour pourtant ils avaient l’air si triste

Que l’enfant qu’ils étaient laissait place à l’artiste.

 

C’est vrai qu’ils m’aimaient pour mon corps

Et puis après,

A chaque étreinte

Je sentais sur mon sein

Battre leur cœur en rythme avec le mien.

.

Nos vies étaient liées par une chose étrange

Comme l’est le pinceau avec le chevalet

La plume à l’encrier, le violon à l’archet

Comme l’est l’éphémère avec l’éternité.

 

C’est vrai qu’ils m’aimaient pour mon corps

Et puis après,

A chaque étreinte

Je sentais sur mon sein

Battre leur cœur en rythme avec le mien.

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Published by Yiannis Lhermet et Schiele - dans Musiques
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