Mercredi 21 mars 2012 3 21 /03 /Mars /2012 14:06

Bailarina_verde-Edgar-Degas.jpg

                                                          « Bailarina verde », Edgar Degas

 

 

   Sous les lustres brillants, les fillettes riant, tournent, sautillent en suivant attentivement les conseils de leur professeur.

   Leurs petits souliers beiges, leurs tutus blancs comme la neige donnent à leur taille de guêpe une allure aérienne. Leur corps ressemble à une longue tige, leur chevelure bouton d’or, irisée par un rayon de soleil scintille dans la pièce et ces dix petits cœurs battant innocemment s’harmonisent ensemble à la mélancolique mélodie.

   Il semble qu’elles n’ont rien à l’esprit sinon ces sentiments désordonnés qui peu à peu les envahissent. Soudain ! L’harmonie se dissout, elles ne dansent plus ensemble, chaque individualité s’exprime et cet assortiment de mouvements, loin d’être incohérent, vient à former un tout.

   Pour la première fois, chacune sent monter en elle des émotions confuses. Certaines les refusent, pour suivre avec raison les leçons de leur professeur.

   D’autres, avec douceur, vont au plus profond de leur cœur, chercher des gestes inconnus qui agacent le professeur.

Par Yiannis Lhermet - Publié dans : Silhouettes - Communauté : vos poèmes
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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 15:49

Moscou-I--1916-.JPG                                                                                                             Moscou I Vassily Kandinsky

 

 

Si votre bonheur est ailleurs,

Venez danser la bouche ouverte,

Dans des tenues blanches ou vertes,

Costumes de prince et tailleurs.

 

Le luxe prolixe du salon

Cajole l’œil des gens d’esprits,

Le mobilier n’a pas de prix,

Et l’alcool jase en gallons ;

 

Dans des corbeilles argentées

Des grenades et de framboises

Embrassent la main gantelée

Des demoiselles qui pavoisent.

 

Les dames sont enguirlandées

De gros rubis ou d’escarboucles,

D’or, de fard, de grenats, de boucles

Elles ont la gueule ensanglantée.

 

Attifées de fils de diamant,

Sur des rythmes rébarbatifs,

Elles se déhanchent décemment

A l’aise comme un laxatif.

 

Ces messieurs qui portent smoking

Ont l’air charmant et chamarré,

Ils savent des sujets variés.

Renan, Suétone, Kipling ...

 

Des bûches crépitent dans l’âtre,

Enivrons-nous ! Que l’on s’égare ;

S’exhale un parfum de cigare

Au milieu des gens de théâtre.

 

Ces cocos là sont plus frivoles,

Costard-cravate bariolés,

Ils parlent sans articuler.

Des spectacles de music-halls


Certains contemplent des chefs-d’œuvre

De Kandinsky et de Van-Gogh,

Près du buffet des décalogues,

D’autres se bâfrent de hors-d’œuvre.

 

Un poète bave sa prose

De printemps et de bleus amours

Tissés, suintant à contre jour,

Des vers nacrés gerbés de rose…

 

Si votre bonheur est ailleurs ;

Venez danser la bouche ouverte,

Dans des tenues blanches ou vertes :

Costumes de prince et tailleurs.

Par Yiannis Lhermet - Publié dans : Autodafé - Communauté : poésie en vrille et en vrac
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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 10:56

couverture

 

 

Le 18 septembre 1981, l’Assemblée nationale votait un texte abolissant la peine de mort en France, mettant ainsi un terme à des siècles d’exécutions. A l’occasion du 30e anniversaire de l’abolition, cet ouvrage invite à redécouvrir l’histoire complexe de la peine capitale ainsi que les destins tragiques de trente condamnés. Dans un premier temps, ce livre propose une approche historique de la peine de mort avec la fin de la torture, suite à la Révolution Française, les prémices du courant abolitionniste, la mise en place de la guillotine, mais aussi le parcours des condamnés et la vie singulière des familles de bourreaux. Dans un second temps, l’ouvrage présente les histoires de trente condamnés. Une narration vive et documentée relate les crimes et derniers jours de ces hommes et femmes. Ce plongeon au coeur de moments décisifs de l’histoire, permet de mieux connaître les bandits Emile Buisson et Ravachol dit “l’anarchiste”, mais aussi d’escorter jusqu’à l’échafaud Robespierre ou Lacenaire. Un style bref et haletant fait ressurgir du passé les crimes sordides de Landru, le “Barbe Bleue” de Gambais, ou de Joseph Vacher, “l'Éventreur”. Des héros de guerre exécutés froidement aux criminels barbares, en passant par la très médiatique affaire Ranucci, ces trente récits vous couperont… le souffle !

Par Yiannis Lhermet - Communauté : manuscrits en ligne (romans)
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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 17:06

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temperance txt

Par Yiannis Lhermet - Publié dans : Tarot de Marseille - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Mercredi 5 octobre 2011 3 05 /10 /Oct /2011 17:04

sans bom image

sans nom txtx

Par Yiannis Lhermet - Publié dans : Tarot de Marseille - Communauté : poésie en vrille et en vrac
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